L’affaire Dreyfus | Le 19ème siècle

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Jeu de l’affaire Dreyfus et de la vérité – Version française du jeu de l’oie – Date : 1898 – Auteur inconnu – Wikipedia – Domaine public

De 1894 à 1899, l’Affaire Dreyfus déclenche la plus grave crise de la République. Le peuple de France va se diviser en deux camps passionnés : les dreyfusards et  les antidreyfusards. L’écrivain Emile Zola, dans le journal «L’Aurore» du 13 janvier 1898, écrit une lettre « J’accuse » au Président de la République Félix Faure : il s’élève contre l’antisémitisme qui a frappé le capitaine Dreyfus et les erreurs judiciaires lors de ce procès.

Le capitaine Alfred Dreyfus, d’origine juive, est accusé d’avoir délivré des documents confidentiels à l’Allemagne. Par procès militaire, il est condamné au bagne à perpétuité.

Une femme de ménage à l’Ambassade d’Allemagne, Madame Bastian, en septembre 1894, remet à la section de statistiques du Grand-Etat-Major de l’Armée française, une lettre trouvée dans une poubelle, adressée au lieutenant-colonel, attaché militaire de l’Allemagne, von Schwarzkoppen. Il s’agit de secrets militaires français. Le commandant Hubert-Joseph Henry commande  la section des statistiques. Il enquête et reconnaît, dit-il, l’écriture d’Alfred Dreyfus sur le bordereau. Le capitaine  Alfred Dreyfus, fils d’une riche famille juive alsacienne, polytechnicien, est accusé d’avoir délivré des documents confidentiels à l’Allemagne. Il se déclare innocent. Par un procès militaire, à huis clos, Dreyfus est condamné au bagne à perpétuité pour espionnage en 1894. Le 21 janvier 1895, dégradé, il est envoyé sur l’Ile du diable, en Guyane. Le peuple crie «  Dreyfus à la potence ! ».

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Capitaine Dreyfus à son procès – Date : 23 December 1894 – Henri Meyer (1844–1899) – Wikipedia – Domaine public

Les erreurs judiciaires sont nombreuses, Emile Zola les dénonce.

En juillet 1895, le colonel Georges Picquart nouveau chef de la section des statistiques, reçoit du Général de Boisdeffre, inquiet, la mission de retrouver des preuves moins minces de la culpabilité de Dreyfus. Une autre lettre, découverte à l’ambassade d’Allemagne, du colonel von Schwarzkoppen, est adressée au commandant Ferdinand Walsin  Esterházy, rue de la Bienfaisance 27, à Paris. L’écriture d’Esterházy, sur le premier bordereau, est identifiée. Les supérieurs de Picquart refusent de l’écouter. Le peuple de France se divise en deux camps passionnés : les dreyfusards et  les antidreyfusards. Picquart, trop dangereux pour l’honneur de l’armée est promu Lieutenant-colonel et expédié en Afrique du Nord. A son retour, il est révoqué. Esterházy est finalement jugé, mais innocenté pour protéger l’Armée. Henry, qui a produit des pièces falsifiées pour compromettre Picquart échoue en prison où on le retrouve mort, la tête tranchée. Le Général de Boisdeffre doit renoncer  à son commandement. Esterházy s’exile en Angleterre. Georges Clémenceau avait fait peur aux traitres par ses critiques contre le pouvoir officiel dans «L’Aurore». L’écrivain Emile Zola, dans le journal «L’Aurore» du 13 janvier 1898, écrit une lettre « J’accuse » au Président de la République Félix Faure : il s’élève contre l’antisémitisme qui a frappé le capitaine Dreyfus et les erreurs judiciaires lors de ce procès. Il dénonce la culpabilité du commandant  Paty de Clam, officier judiciaire, responsable des erreurs et du commandant Esterházy. Emile Zola est arrêté, condamné à la prison, avec une amende. Il quitte ensuite la France.

1607H PARIS 19EME SIECLE GRANDS ECRIVAINS L’affaire Dreyfus | Le 19ème siècle

Première page autographe de J’accuse…! – 1898
Date : 29 April 2008 – Wikipedia – Domaine public

Le deuxième procès du capitaine Dreyfus s’ouvre en juin 1899. A nouveau condamné, il sera gracié deux mois après par le Président de la République, à cause des très fortes pressions populaires.

En juin 1899, Dreyfus est rapatrié et s’ouvre un nouveau procès à Rennes, devant le tribunal militaire, en août et septembre 1899. Dreyfus est à nouveau condamné. Les pressions très fortes contraignent le Président de la République à le gracier. Le 10 septembre 1899, le  Président de la République, Emile Loubet, en accord avec le Président du Conseil Waldeck-Rousseau, gracie Dreyfus qui est libéré dès le lendemain. Il sera réintégré dans l’armée en 1906, promu commandant, et recevra la Légion d’honneur. Pendant la Grande Guerre 1914- 1918, il deviendra colonel et décèdera en 1935.

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