Le début de la troisième République | Le 19ème siècle

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La Troisième République : Du 4 septembre 1870 (au 10 juillet 1940).                                           

Le 4 septembre 1870, le peuple de Paris dont la vie est extrêmement difficile, impose la déchéance de l’Empereur. L’Assemblée législative proclame la République et un gouvernement de Défense nationale s’organise avec le général Louis Jules Trochu à sa tête.  La Troisième république est proclamée. Léon  Gambetta devient ministre de l’Intérieur et Jules Favre reçoit les Affaires Etrangères. Etienne Arago est nommé maire de Paris et désigne Sadi Carnot, maire du 8ème arrondissement, Georges Clémenceau, maire du 18ème.

Le siège de Paris, par les Prussiens, commence le 19 septembre 1870 et va durer cinq mois.

Les parisiens subissent les épreuves du froid et de la faim. Gambetta quitte Paris, en ballon, pour Tours, afin d’organiser la résistance et la libération de Paris. Le général Achille Bazaine capitule à Metz. Condamné à mort par le Conseil de guerre trois ans plus tard, il sera ultérieurement gracié par le Maréchal-Président Patrice de Mac-Mahon. La France capitule le 28 janvier 1871. Le colonel français Pierre Philippe Denfert-Rochereau qui résiste encore à Belfort reçoit l’ordre gouvernemental de capituler le 18 février 1871.

Les Parisiens, se sentant trahis par le gouvernement de Défense nationale qui a capitulé face aux Prussiens, sont au bord de l’insurrection. Le paiement exigé par l’ennemi de dommages de guerre est très lourd. A Montmartre, les citoyens, dont Louise Michel, s’organisent en Comités de vigilance républicains.

Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, demande aux soldats d’enlever des canons de la Garde nationale, canons de défense contre l’ennemi prussien. Mais les soldats fraternisent avec le peuple de Paris et refusent d’obéir aux ordres des généraux Claude Lecomte et Clément -Thomas qui sont tous deux faits  prisonniers et fusillés, par le peuple, dans un jardin de la rue des Rosiers (actuellement rue du Chevalier-de-la Barre).

Après l’événement, Adolphe Thiers quitte la capitale avec son gouvernement pour se rendre à Versailles. Dès  lors, le Comité central de la Garde nationale prend possession de l’Hôtel de ville et organise les votes pour élire la Commune  insurrectionnelle de Paris.

La Commune de Paris : Du 18 mars au 28 mai 1871.

Adolphe Thiers lance cinq corps d’armée contre la Commune de Paris. Les Tuileries, le Palais de Justice, l’Hôtel de Ville et le Palais Royal sont détériorés par des incendies. La Commune est écrasée lors de cette semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871. Dix mille communards sont tués, vingt-six sont exécutés, d’autres sont déportés en Nouvelle-Calédonie et des milliers s’exilent.

Les Présidents de la troisième République.

Adolphe Thiers est le second Président de la Troisième République du 31 août 1871 au 24 mai 1873. Le 24 mai  1873, Patrice de Mac-Mahon, conservateur, remplace Thiers, républicain et restera Président de la République jusqu’au 30 janvier 1879.

Le 30 janvier 1875, par 353 voix contre 352, l’Assemblée nationale adopte l’amendement Wallon. Le texte stipule que “le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans; il est rééligible.” Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L’amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la Troisième République.

Jules Grévy préside la République du 30 janvier 1879 au 2 décembre 1887.

Marie François Sadi Carnot (1837-1894) est  Président de la République du 3 décembre 1887 au 24 juin 1894 et Jean Casimir- Perier (1847-1907) du 27 Juin 1894 au 16 janvier 1895.

L’Exposition Universelle de 1878 : Du 10 novembre 1878 au 31 octobre 1878.

La troisième exposition, à Paris, s’installe sur le Champ-de-Mars et la Butte de Chaillot. Le Palais du Trocadéro est construit pour l’occasion. Lors de réceptions, Patrice de Mac-Mahon y reçoit  de nombreux éminents étrangers. Des statues monumentales d’animaux sont réinstallées sur le parvis d’Orsay. Pour la première fois, des fontaines, dons de Sir Richard Wallace, sont accessibles dans la rue. La tête géante de la statue de la liberté de Frédéric-Auguste Bartholdi peut se visiter. La statue sera offerte aux Etats-Unis en 1886. Seize millions de visiteurs fréquentent l’exposition. Le sculpteur Eugène-André Oudiné  réalise la médaille de récompense, déclinée en trois couleurs, or, argent et bronze. Frédéric- Auguste Bartholdi présente le modèle en plâtre, au tiers, du Lion de Belfort, ce qui conduit la ville à l’acheter. Elle acquiert donc en 1880 la réplique réduite en cuivre présente aujourd’hui encore place Denfert-Rochereau  (14ème arrondissement.) La Légion d’honneur est décernée à Benjamin Peugeot, constructeur de  machines à coudre qui avait obtenu en 1872 une médaille d’or.

La Marseillaise et la fête nationale du 14 juillet.

En 1879, la Marseillaise devient l’hymne national. En 1880, le 14 juillet est décrété « Fête nationale » en souvenir de la chute de la monarchie et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

L’exposition Universelle de 1889 : Du 6 mai au 31 octobre 1889.

Quatrième  exposition universelle, sur le thème de la Révolution, elle se tient du 6 mai au 31 octobre 1889, sur le Champs de Mars et Place du Trocadéro pour l’Art et l’Industrie et sur l’esplanade des Invalides pour les colonies françaises et le Ministère de la Guerre. L’ingénieur Jean-Charles Alphand, collaborateur du baron Haussmann en est l’organisateur. La Tour Eiffel, construite pour cette occasion et la Galerie des machines, l’un des nombreux pavillons, en sont les symboles les plus importants. L’exposition intéresse trente-deux millions de visiteurs. Deux ballons captifs à hydrogène permettent de la surplomber. Le chemin de fer Decauville, payant, transporte des voyageurs sur trois kilomètres.

L’Exposition Universelle de 1900 : Du 15 avril 1900 au 12 novembre 1900.

Cinquième exposition universelle à Paris, elle présente « le bilan du siècle » et reçoit près de cinquante millions de visiteurs. Le Petit Palais et le Grand Palais sont  construits pour cette occasion, le Pont Alexandre III, symbole de l’Alliance franco-russe est inauguré le 14 avril 1900,  la première ligne de métro l’est le 19 juillet, entre la porte Vincennes et la porte Maillot.

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863_ESPLANADECHAMPSDEMARS : Vue générale de l’Exposition Universelle de 1889 – The Art Archive / Musée Carnavalet Paris / Dagli Orti – Source : Wikipedia – Domaine public

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